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Lundi 18 Août 2008

Voici un nouvel extrait de « Proférations gnostiques »

 

Pour en lire ou en écouter d’autres :

 

philippe.annaba.free.fr

 

 

 

Les pollutions ne sont pas près de s’arrêter

 

puisque l’humanité ne cesse de proliférer.

 

Les technocrates affirment que la planète

 

peut nourrir dix milliards d’individus,

 

              sans préciser que pour cela,

 

ils doivent gaver la terre de produits chimiques,

 

qui nous détruisent tous à petit feu.

 

              Leurs dérisoires économies d’énergie,

 

et leur si feint désarroi, ne sont qu’hypocrisie,

 

alors qu’il y a quelques années ils se moquaient

 

des sages qui les mettaient en garde.

 

Depuis lors, les atteintes à l’environnement

 

n’ont cessé de s’étendre.

 

Parmi les mesures démagogiques,

 

prises par les prêtres de la divine « Croissance »,

 

ce fameux  « développement durable »,

 

cet oxymore, cette formule magique,

 

cache mal leurs desseins détestables.

 

Les catastrophes écologiques annoncées,

 

représentent un vaste champ de prospections,

 

une immense occasion d’innovations techniques,

 

et d’appropriations de nouveaux brevets.

 

C’est-à-dire, une source faramineuse de profits,

 

que les vautours du monde entier guettent

 

avec une attention soutenue,

 

sans aucun état d’âme,

 

pour la masse croissante des laissés-pour-compte,

 

              victimes de cette dévastatrice foire d’empoigne.

 

C’est une occasion à ne pas manquer,

 

pour les larrons adorateurs de Mammon,

 

de se refaire une santé

 

sur le dos de nouveaux gogos.

 

Les flibustiers de la finance se gaussent

 

de voir le peuple si inconscient de sa soumission,

 

et de la facilité avec laquelle ils peuvent le gruger,

 

en lui faisant prendre,

 

les vessies de l’économie ultralibérale

 

pour des lanternes de la fatalité.

 

Durant dix générations, les perfides pharisiens

 

qui dirigent ce monde, avec l’aide des églises,

 

ont pillé et gaspillé les ressources de la Terre

 

et aujourd’hui ils voudraient

 

que je paie leurs pots cassés ?

 

Je me moque de leurs hypocrites conseils,

 

de leurs tartuferies,

 

et de leurs bien tardives menaces.

 

Ils n’ont cessé de se foutre du monde,

 

et continuent la destruction de la Terre

 

et l’exploitation des peuples,

 

avec le plus grand cynisme.

 

Ceux qui tirent les ficelles de ce Guignol’s band,

 

iront sans aucune retenue,

 

jusqu’au bout de leur cynisme,

 

jusqu’à l’ultime exploitation des êtres et des choses.

 

Ils ont toujours un lapin dans leur chapeau

 

pour rassurer les benêts,

 

et des fonds, aussi liquides qu’occultes et inavouables

 

dans leurs caisses noires,

 

pour acheter les médias, les syndicats, les partis,

 

et pour armer les incessantes révolutions qui se trament

 

partout où se découvrent quelques richesses à spolier.

 

Ces Maîtres invisibles, aussi dévastateurs

 

et insaisissables que mille Attila,

 

s’acharneront imperturbablement

 

à faire leur beurre,

 

en exploitant encore et toujours

 

cette pauvre planète

 

jusqu’à la rendre définitivement stérile.

 

Plus les conditions de vie seront difficiles,

 

plus seront coûteuses les techniques permettant

 

à l’homme de demain de survivre.

 

Si les nantis devront payer très cher

 

ces dons de la nature, l’eau et l’air,

 

jadis inépuisables et gratuits,

 

les pauvres qui en seront privés,

 

inéluctablement mourront

 

par centaines de millions.

 

Et quand la Terre sera vidée de toute vie,

 

il se trouvera encore quelques rapaces mégalomanes

 

pour aller tirer, des entrailles de Mars ou de la Lune,

 

grâce à cette foutue science sans conscience,

 

encore quelques trésors illusoires.   

 

                ANNABA

 

                  

 

 

 

 

 

publié par Annaba dans: annaba
Jeudi 14 Août 2008

Voici un 8è extrait de « Proférations gnostiques ». En lire ou écouter d’autres sur http://philippe.annaba.free.fr

 

 

 

Haro sur les objecteurs de croissance.

 

Haro sur les objecteurs de procréation.

 

Ils sont montrés du doigt.

 

Il semble que par leur seul refus

 

de participer à la grande fièvre acheteuse,

 

ils mettent en péril,

 

l’avenir économique et social du monde.

 

Or seuls les immenses profits

 

de la Finance mondiale

 

sont menacés par l’explosion

 

de cette monstrueuse bulle de vent nauséabond.

 

« L’argent n’a pas d’odeur », disent-ils,

 

pour nous tromper encore et toujours.

 

Alors que l’argent empeste la sueur,

 

le désespoir et la mort.

 

Ces vampires hypocrites

 

qui demandent à leurs esclaves

 

de se sacrifier pour les générations futures,

 

commencent à lasser même les plus crédules.

 

Depuis deux siècles, la productivité,

 

a bien été multipliée par mille,

 

mais l’on demande toujours les mêmes sacrifices

 

aux enfants et petits-enfants des laborieux.

 

À force, leurs bras leur tombent de découragement

 

et ils sont de plus en plus nombreux ,

 

à se faire parasites,

 

par incapacité naturelle

 

à croire encore aux promesses,

 

devenues de plus en plus trompeuses,

 

après les incohérentes dévastations 

 

infligées à notre Mère la Terre.

 

                       ANNABA

 

 

 

publié par Annaba dans: annaba
Mercredi 13 Août 2008

Voici un 7è extrait de « Proférations gnostiques »

 

En lire ou écouter d’autres sur : http://philippe.annaba.free.fr

 

 

 

Nous sommes fiers de ces chaînes,

 

qui nous lient les uns aux autres,

 

cette attirance pour la foule,

 

cette adhésion instinctive à l’opinion publique,

 

cet abandon au mouvement et à l’agitation des masses.

 

Avec autant d’aplomb que de non-sens,

 

nous avons fait de cet instinct grégaire de l’animal,

 

une valeur humaine !

 

Depuis que l’homme a envahi le monde,

 

le sage et le poète cherchent en vain

 

une terre inconnue où régnerait le Silence.

 

Pourtant, Gaïa était si belle et hospitalière,

 

à l’époque des Déesses-Mères ;

 

mais par notre seule propagation,

 

nous l’avons transformée en enfer.

 

Par notre servile obéissance          

 

au diktat du Grand Usurpateur

 

nous commandant de « croître et multiplier »,

 

et de tout dominer.

 

Nous avons détruit toute beauté,

 

et bouleversé l’harmonie de la nature,

 

en déplaçant les montagnes et les fleuves,

 

en asphyxiant les sols sous le bitume,

 

et en creusant des carrières,

 

afin d’édifier nos gigantesques clapiers.

 

Alors que selon les épicuriens,

 

l’homme ne peut s’élever,

 

qu’en cultivant son jardin.

 

La montagne avec sa terre, ses pierres,

 

ses rivières et ses arbres, c’était la vie.

 

Nos mégalopoles concentrationnaires, c’est la mort.

 

Nous mourrons par milliers

 

et par milliers encore.

 

Car plus il y a le nombre

 

plus l’avenir est sombre.

 

L’Esprit se dilue dans la masse.

 

La Conscience universelle,

 

comme les « ressources naturelles »,

 

n’est pas inépuisable,

 

et dispersée dans de multiples décharges,

 

elle n’est plus récupérable.

 

 Alors règnent l’incohérence, la folie

 

              et la fin de l’homme.

 

                             ANNABA

publié par Annaba dans: annaba
Mercredi 06 Août 2008

 

 

Voici un 6è extrait des « Proférations gnostiques ». En lire et écouter d’autres sur http://philippe.annaba.free.fr

 

 

 

             Des jeunes pleins de vie

 

De fougue et d’envies,

 

De quêtes incessantes

 

Et toujours consommantes,

 

Ont sauté les garde-fous

 

Délaissés par de vieux mous.

 

Ces jeunes ont envahi les steppes interdites

 

De la licence et de la liberté sans limite,

 

Sans se soucier des lois de la nature

 

Qui ne pardonne aucune imposture.

 

C’est, bien sûr, la faute de leurs géniteurs

 

Qui ont cru trouver le bonheur

 

Dans la seule fonction de consommateur,

 

Ce qui explique leur grande torpeur.

 

Mais leur appétit sans jamais de fin

 

A épuisé la Terre et l’humain.

 

Leurs enfants ont la même faim

 

Mais pour eux, il n’y a plus rien.

 

Ils vilipendent ce gaspillage,

 

Et s’enragent de ce vain carnage.

 

Ils contestent tout à coup

 

Que les vieux malgré tout,

 

Veuillent vivre encore et encore,

 

En les parquant sur les bords

 

De l’amour, de l’espoir, de la vie,

 

Jusqu’à leur en enlever l’envie.

 

Ces jeunes refuseront d’être saignés

 

Pour perfuser sans cesse leurs aînés.

 

Au diable, disent-ils,

 

Ce commerce des plus vils,

 

Cette médecine si affairée

 

Auprès des plus fortunés.

 

C’est la triste conséquence

 

D’une science sans conscience

 

Et qui oublie que la mort et la vie

 

Ne sont pas manipulables à merci ;

 

Ce sont deux vases communicants

 

Qui ne sont pas indépendants.

 

                    ANNABA
publié par Annaba dans: annaba
Vendredi 01 Août 2008

Voici un 6è extrait de "Proférations gnostiques". Pour en lire ou en écouter d'autres:

http://philippe.annaba.free.fr

Dans ce si beau pays

 

où toutefois l’on ne respire plus

 

que l’air fétide et jamais renouvelé,

 

des lieux communs et autres pensées rampantes…

 

Sous l’œil goguenard des supers-riches

 

manipulant de leurs paradis fiscaux

 

le mental de la masse des gogos…

 

Les pauvres sont de plus en plus sollicités

 

pour venir en aide aux miséreux,

 

et à tous ceux qui ont peu de courage

 

pour manier la bêche et la pioche.

 

La terre est certes bien trop basse

 

et leurs queues si promptes

 

à obéir à Dieu le Père,

 

« Engrossez et multipliez » a dit le Saigneur.

 

Il faut bien que ça saigne sur tous les champs de guerre,

 

que ça déborde sur les rivages repus,

 

des démocraties des conforts précaires,

 

où se prélassent béats, les futurs cocus,

 

abusés par la Finance invisible.

 

Et c’est ainsi que schizophrènisés

 

par nos propres contradictions,

 

victimes ahuries des bons sentiments

 

qui pavent notre enfer médiatique,

 

nous voilà proies dodues de l’idéologie mondialiste,

 

où les sirènes, de leurs démagogiques refrains,

 

à la solde du tyran Marchandise,

 

nous zombifient, pour nous faire oublier

 

qu’être homme c’est d’abord

 

 être responsable,

 

de soi et de ses déchets ;

 

de sa progéniture et de ses délits,

 

de sa télé et de sa logorrhée diarrhéique.

                         ANNABA  

 

 

publié par Annaba dans: annaba
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