Voici un nouvel extrait de « Proférations gnostiques »
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philippe.annaba.free.fr
Les pollutions ne sont pas près de s’arrêter
puisque l’humanité ne cesse de proliférer.
Les technocrates affirment que la planète
peut nourrir dix milliards d’individus,
sans préciser que pour cela,
ils doivent gaver la terre de produits chimiques,
qui nous détruisent tous à petit feu.
Leurs dérisoires économies d’énergie,
et leur si feint désarroi, ne sont qu’hypocrisie,
alors qu’il y a quelques années ils se moquaient
des sages qui les mettaient en garde.
Depuis lors, les atteintes à l’environnement
n’ont cessé de s’étendre.
Parmi les mesures démagogiques,
prises par les prêtres de la divine « Croissance »,
ce fameux « développement durable »,
cet oxymore, cette formule magique,
cache mal leurs desseins détestables.
Les catastrophes écologiques annoncées,
représentent un vaste champ de prospections,
une immense occasion d’innovations techniques,
et d’appropriations de nouveaux brevets.
C’est-à-dire, une source faramineuse de profits,
que les vautours du monde entier guettent
avec une attention soutenue,
sans aucun état d’âme,
pour la masse croissante des laissés-pour-compte,
victimes de cette dévastatrice foire d’empoigne.
C’est une occasion à ne pas manquer,
pour les larrons adorateurs de Mammon,
de se refaire une santé
sur le dos de nouveaux gogos.
Les flibustiers de la finance se gaussent
de voir le peuple si inconscient de sa soumission,
et de la facilité avec laquelle ils peuvent le gruger,
en lui faisant prendre,
les vessies de l’économie ultralibérale
pour des lanternes de la fatalité.
Durant dix générations, les perfides pharisiens
qui dirigent ce monde, avec l’aide des églises,
ont pillé et gaspillé les ressources de la Terre
et aujourd’hui ils voudraient
que je paie leurs pots cassés ?
Je me moque de leurs hypocrites conseils,
de leurs tartuferies,
et de leurs bien tardives menaces.
Ils n’ont cessé de se foutre du monde,
et continuent la destruction de la Terre
et l’exploitation des peuples,
avec le plus grand cynisme.
Ceux qui tirent les ficelles de ce Guignol’s band,
iront sans aucune retenue,
jusqu’au bout de leur cynisme,
jusqu’à l’ultime exploitation des êtres et des choses.
Ils ont toujours un lapin dans leur chapeau
pour rassurer les benêts,
et des fonds, aussi liquides qu’occultes et inavouables
dans leurs caisses noires,
pour acheter les médias, les syndicats, les partis,
et pour armer les incessantes révolutions qui se trament
partout où se découvrent quelques richesses à spolier.
Ces Maîtres invisibles, aussi dévastateurs
et insaisissables que mille Attila,
s’acharneront imperturbablement
à faire leur beurre,
en exploitant encore et toujours
cette pauvre planète
jusqu’à la rendre définitivement stérile.
Plus les conditions de vie seront difficiles,
plus seront coûteuses les techniques permettant
à l’homme de demain de survivre.
Si les nantis devront payer très cher
ces dons de la nature, l’eau et l’air,
jadis inépuisables et gratuits,
les pauvres qui en seront privés,
inéluctablement mourront
par centaines de millions.
Et quand la Terre sera vidée de toute vie,
il se trouvera encore quelques rapaces mégalomanes
pour aller tirer, des entrailles de Mars ou de la Lune,
grâce à cette foutue science sans conscience,
encore quelques trésors illusoires.
ANNABA
Voici un 8è extrait de « Proférations gnostiques ». En lire ou écouter d’autres sur http://philippe.annaba.free.fr
Haro sur les objecteurs de croissance.
Haro sur les objecteurs de procréation.
Ils sont montrés du doigt.
Il semble que par leur seul refus
de participer à la grande fièvre acheteuse,
ils mettent en péril,
l’avenir économique et social du monde.
Or seuls les immenses profits
de la Finance mondiale
sont menacés par l’explosion
de cette monstrueuse bulle de vent nauséabond.
« L’argent n’a pas d’odeur », disent-ils,
pour nous tromper encore et toujours.
Alors que l’argent empeste la sueur,
le désespoir et la mort.
Ces vampires hypocrites
qui demandent à leurs esclaves
de se sacrifier pour les générations futures,
commencent à lasser même les plus crédules.
Depuis deux siècles, la productivité,
a bien été multipliée par mille,
mais l’on demande toujours les mêmes sacrifices
aux enfants et petits-enfants des laborieux.
À force, leurs bras leur tombent de découragement
et ils sont de plus en plus nombreux ,
à se faire parasites,
par incapacité naturelle
à croire encore aux promesses,
devenues de plus en plus trompeuses,
après les incohérentes dévastations
infligées à notre Mère la Terre.
ANNABA
Voici un 7è extrait de « Proférations gnostiques »
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Nous sommes fiers de ces chaînes,
qui nous lient les uns aux autres,
cette attirance pour la foule,
cette adhésion instinctive à l’opinion publique,
cet abandon au mouvement et à l’agitation des masses.
Avec autant d’aplomb que de non-sens,
nous avons fait de cet instinct grégaire de l’animal,
une valeur humaine !
Depuis que l’homme a envahi le monde,
le sage et le poète cherchent en vain
une terre inconnue où régnerait le Silence.
Pourtant, Gaïa était si belle et hospitalière,
à l’époque des Déesses-Mères ;
mais par notre seule propagation,
nous l’avons transformée en enfer.
Par notre servile obéissance
au diktat du Grand Usurpateur
nous commandant de « croître et multiplier »,
et de tout dominer.
Nous avons détruit toute beauté,
et bouleversé l’harmonie de la nature,
en déplaçant les montagnes et les fleuves,
en asphyxiant les sols sous le bitume,
et en creusant des carrières,
afin d’édifier nos gigantesques clapiers.
Alors que selon les épicuriens,
l’homme ne peut s’élever,
qu’en cultivant son jardin.
La montagne avec sa terre, ses pierres,
ses rivières et ses arbres, c’était la vie.
Nos mégalopoles concentrationnaires, c’est la mort.
Nous mourrons par milliers
et par milliers encore.
Car plus il y a le nombre
plus l’avenir est sombre.
L’Esprit se dilue dans la masse.
La Conscience universelle,
comme les « ressources naturelles »,
n’est pas inépuisable,
et dispersée dans de multiples décharges,
elle n’est plus récupérable.
Alors règnent l’incohérence, la folie
et la fin de l’homme.
ANNABA
Voici un 6è extrait des « Proférations gnostiques ». En lire et écouter d’autres sur http://philippe.annaba.free.fr
Des jeunes pleins de vie
De fougue et d’envies,
De quêtes incessantes
Et toujours consommantes,
Ont sauté les garde-fous
Délaissés par de vieux mous.
Ces jeunes ont envahi les steppes interdites
De la licence et de la liberté sans limite,
Sans se soucier des lois de la nature
Qui ne pardonne aucune imposture.
C’est, bien sûr, la faute de leurs géniteurs
Qui ont cru trouver le bonheur
Dans la seule fonction de consommateur,
Ce qui explique leur grande torpeur.
Mais leur appétit sans jamais de fin
A épuisé la Terre et l’humain.
Leurs enfants ont la même faim
Mais pour eux, il n’y a plus rien.
Ils vilipendent ce gaspillage,
Et s’enragent de ce vain carnage.
Ils contestent tout à coup
Que les vieux malgré tout,
Veuillent vivre encore et encore,
En les parquant sur les bords
De l’amour, de l’espoir, de la vie,
Jusqu’à leur en enlever l’envie.
Ces jeunes refuseront d’être saignés
Pour perfuser sans cesse leurs aînés.
Au diable, disent-ils,
Ce commerce des plus vils,
Cette médecine si affairée
Auprès des plus fortunés.
C’est la triste conséquence
D’une science sans conscience
Et qui oublie que la mort et la vie
Ne sont pas manipulables à merci ;
Ce sont deux vases communicants
Qui ne sont pas indépendants.

Voici un 6è extrait de "Proférations gnostiques". Pour en lire ou en écouter d'autres:
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Dans ce si beau pays
où toutefois l’on ne respire plus
que l’air fétide et jamais renouvelé,
des lieux communs et autres pensées rampantes…
Sous l’œil goguenard des supers-riches
manipulant de leurs paradis fiscaux
le mental de la masse des gogos…
Les pauvres sont de plus en plus sollicités
pour venir en aide aux miséreux,
et à tous ceux qui ont peu de courage
pour manier la bêche et la pioche.
La terre est certes bien trop basse
et leurs queues si promptes
à obéir à Dieu le Père,
« Engrossez et multipliez » a dit le Saigneur.
Il faut bien que ça saigne sur tous les champs de guerre,
que ça déborde sur les rivages repus,
des démocraties des conforts précaires,
où se prélassent béats, les futurs cocus,
abusés par la Finance invisible.
Et c’est ainsi que schizophrènisés
par nos propres contradictions,
victimes ahuries des bons sentiments
qui pavent notre enfer médiatique,
nous voilà proies dodues de l’idéologie mondialiste,
où les sirènes, de leurs démagogiques refrains,
à la solde du tyran Marchandise,
nous zombifient, pour nous faire oublier
qu’être homme c’est d’abord
être responsable,
de soi et de ses déchets ;
de sa progéniture et de ses délits,
de sa télé et de sa logorrhée diarrhéique.
ANNABA