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Mercredi 13 Août 2008

Voici un 7è extrait de « Proférations gnostiques »

 

En lire ou écouter d’autres sur : http://philippe.annaba.free.fr

 

 

 

Nous sommes fiers de ces chaînes,

 

qui nous lient les uns aux autres,

 

cette attirance pour la foule,

 

cette adhésion instinctive à l’opinion publique,

 

cet abandon au mouvement et à l’agitation des masses.

 

Avec autant d’aplomb que de non-sens,

 

nous avons fait de cet instinct grégaire de l’animal,

 

une valeur humaine !

 

Depuis que l’homme a envahi le monde,

 

le sage et le poète cherchent en vain

 

une terre inconnue où régnerait le Silence.

 

Pourtant, Gaïa était si belle et hospitalière,

 

à l’époque des Déesses-Mères ;

 

mais par notre seule propagation,

 

nous l’avons transformée en enfer.

 

Par notre servile obéissance          

 

au diktat du Grand Usurpateur

 

nous commandant de « croître et multiplier »,

 

et de tout dominer.

 

Nous avons détruit toute beauté,

 

et bouleversé l’harmonie de la nature,

 

en déplaçant les montagnes et les fleuves,

 

en asphyxiant les sols sous le bitume,

 

et en creusant des carrières,

 

afin d’édifier nos gigantesques clapiers.

 

Alors que selon les épicuriens,

 

l’homme ne peut s’élever,

 

qu’en cultivant son jardin.

 

La montagne avec sa terre, ses pierres,

 

ses rivières et ses arbres, c’était la vie.

 

Nos mégalopoles concentrationnaires, c’est la mort.

 

Nous mourrons par milliers

 

et par milliers encore.

 

Car plus il y a le nombre

 

plus l’avenir est sombre.

 

L’Esprit se dilue dans la masse.

 

La Conscience universelle,

 

comme les « ressources naturelles »,

 

n’est pas inépuisable,

 

et dispersée dans de multiples décharges,

 

elle n’est plus récupérable.

 

 Alors règnent l’incohérence, la folie

 

              et la fin de l’homme.

 

                             ANNABA

publié par Annaba dans: annaba
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