Voici un deuxième texte de « Proférations gnostiques »,
poésies libres à lire et à écouter sur http://philippe.annaba.free .fr
La fraternité n'est qu'un leurre.
Les autres ne sont pas mes frères.
Ils ont tendu leurs pièges
et attendent leurs proies.
Au mieux, la fraternité ne joue
qu’au sein de la famille, du clan,
de la communauté religieuse,
du syndicat, du parti, de la loge.
Autant de sectes…
Et toujours au détriment des isolés,
des « sans dieu ni maître »,
qui peuvent bien crever la bouche ouverte.
À l’instar des victimes de Mère Teresa,
cette pseudo-sainte qui refusait « son » aide
aux femmes indiennes, coupables
du « péché » de contraception.
Le désir de reconnaissance sociale
est la névrose de ceux qui se fuient eux-mêmes.
La fraternité est un mot creux, vide de sens,
une gageure dans nos mégalopoles où ne règnent
qu’indifférence, ignorance et violence.
Un mot trompeur, pour ne faire de l’homme
qu’un rouage, qu’un esclave social,
accro du labeur et de la consommation.
Un mensonge pour lui cacher son essence,
qui ne se révèle que dans la pleine conscience
de son être, de sa nature profonde
et de la totale responsabilité de ses actes.
ANNABA, Éditions Les Presses du Midi.
Commentaire
Pas de commentaire :(
Ajouter un commentaire