L’Arche de Zoé, otage d’un Déby aux abois.
Depuis le début de l’Affaire de l’Arche de Zoé, je me suis abstenu d’en parler sur mes blogs, je sentais bien qu’il y avait anguille sous roche et que tout ça semblait cousu de fil blanc. Cela puait la farce médiatico-judiciaro-politique. Et en effet, pourquoi personne n’a fait le lien à l’époque, avec la demande d’armes et d’un soutien militaire du Tchad à la France, qui lui a refusé. Le 6/02/2008 dans « Le Parisien », la France après avoir reçu l’accord de l’ONU, assure Déby de son soutien, et menace les rebelles d’une intervention française. Comme par hasard, dans la foulée, Idriss Déby annonce que si la France le demande, il pourrait gracier les six Français condamnés. Des pages et des pages inutiles dans la presse écrite, des heures d’antenne dans les journaux des radios et des télévisions, sans qu’aucun journaliste ne fasse un véritable travail d’investigation, alors que les membres de l’Arche de Zoé disaient, dès le début, que leur « affaire » ne pouvait que cacher un enjeu politique. Pour les journalistes, ils étaient soit des escrocs, soit des naïfs. Ce qui n’empêche pas d’ailleurs qu’ils aient pu pécher par naïveté ; mais ce n’était vraiment pas le fond du problème. Tous les reportages puaient la manipulation, une grande farce médiatique, qui ne devrait nous inspirer que mépris pour une profession qui est tombée bien bas, à cause bien sûr, de la course à l’audimat, et parce qu’on ne met plus les budgets nécessaires à un véritable travail d’investigation ; il faut « être réactif », et tout dévoiler très vite, même si ce sont des non-sens et des « micro trottoirs » manipulés.
Annaba.