Les benêts sont ravis !
Les benêts vont enfin pouvoir se précipiter pour acheter le vrai Red Bull (« Aujourd’hui en France » de 18 mai 2008). Ça faisait dix ans qu’il était interdit et qu’ils devaient aller en Espagne pour ce procurer leur drogue. En effet la ministre de l’économie vient de lever l’interdiction, sous la pression des lobbies et sous le prétexte de "plusieurs procédures devant le Tribunal administratif de Paris". Quel est ce pays de benêts qui a accepté (sans vote) des réglementation européennes aussi débiles ? Quel est ce gouvernement qui ne peut même pas défendre la santé de sa population ? Selon l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), le Red Bull contient 2 fois plus de caféine qu’un Coca, 500 fois plus de sucre que la dose journalière apportée par une alimentation normale, et la "taurine", un acide aminé synthétique très concentré : "en une cannette, on en avale 5 fois plus que les apports journaliers habituels", avec des risques assurés de tachycardie. Et le Red Bull coûte quatre fois plus qu’un soda ordinaire. Le patron de Red Bull, un milliardaire autrichien, est un "as du marketing qui a écoulé dans le monde trois milliards de cannettes". Le monde est surpeuplé, heureusement les benêts vont s’anéantir eux-mêmes. Dépêchez-vous les benêts !
Annaba,auteur de « Proférations gnostiques » sue http://philippe.annaba.free.fr
Journal des benêts (suite)
Dans tous les journaux : « La colère des pêcheurs prend de l’ampleur ». Les pêcheurs pleurent, les agriculteurs pleurent, tout les benêts pleurent. Mais je sui désolé, ça fait 5 ans que « La décroissance – casseurs de Pub » vous démontre par A+B que le pic du pétrole est atteint ; ça fait TRENTE ANS que Hans Jonas, Nixcholas Georgescu-Roegen, Jacques Ellul, René Dumont et combien d’autres vous ont prévenus, mais vous vous moquiez… et bien pleurez maintenant. Qu’on fait vos syndicats patronaux depuis ce temps pour vous inciter à vous préparer en investissant dans des moteurs mixtes ? Pourquoi ne vous êtes vous pas convertis au biocarburants ? Certes ils sont peu écologiques et doivent être cultivés avec parcimonie pour ne pas empiéter sur les cultures alimentaires ; exiger donc qu’ils vous soient réservés comme aux transports publiques au lieu de quémander perpétuellement des subventions !
De toutes façons il n’y a plus de poissons à cause de la pêche intensive, et vous n’avez jamais manifesté contre cette mondialisation et cette ultralibéralisation incohérente de l’économie, parce que les politiques nationaux et européens vendus à l’américanisation du monde, vous promettaient que vous alliez gagner gros. Ils vous ont bien eu , mais ne comptez pas sur moi pour vous plaindre ! Et enfin, les poissons vont pouvoir se reproduire en paix ! Inch Allah !
Annaba, auteur de "Proférations gnostiques" sur http://philippe.annaba.free.fr
Voici un second texte de mon dernier recueil de poésie libre "Proférations gnostiques", qu'on peut écouter, avec d'autres, sur http://philippe.annaba.free.fr rubrique "Proférations"
La fraternité n'est qu'un leurre.
Les autres ne sont pas mes frères.
Ils ont tendu leurs pièges
et attendent leurs proies.
Au mieux, la fraternité ne joue
qu’au sein de la famille, du clan,
de la communauté religieuse,
du syndicat, du parti, de la loge.
Autant de sectes…
Et toujours au détriment des isolés,
des « sans dieu ni maître »,
qui peuvent bien crever la bouche ouverte.
À l’instar des victimes de Mère Teresa,
cette pseudo-sainte qui refusait « son » aide
aux femmes indiennes, coupables
du « péché » de contraception.
Le désir de reconnaissance sociale
est la névrose de ceux qui se fuient eux-mêmes.
La fraternité est un mot creux, vide de sens,
une gageure dans nos mégalopoles où ne règnent
qu’indifférence, ignorance et violence.
Un mot trompeur, pour ne faire de l’homme
qu’un rouage, qu’un esclave social,
accro du labeur et de la consommation.
Un mensonge pour lui cacher son essence,
qui ne se révèle que dans la pleine conscience
de son être, de sa nature profonde
et de la totale responsabilité de ses actes.
ANNABA
Voici l'un des textes de mon nouveau recueil de poésie libre qu'on peut écouter avec d'autres sur http://philippe.annaba.free.fr rubrique "Proférations"
La Nature, si belle, si parfaite,
si minutieusement réglée,
aussi admirable que haïssable,
ne connaît ni Bien ni Mal,
même si la vie ne s’y alimente que de la mort.
La première activité du vivant, la prédation,
est inéluctablement liée à la nutrition.
Son aboutissement c’est la pourriture, la défécation.
Et il faut une sacrée dose d'inconscience,
d’endoctrinement et de conditionnement,
pour ignorer que la Terre,
dans une chaîne infernale et sans fin,
grouille d'êtres qui s'entre-dévorent.
À l’intérieur de cet insondable bourbier,
l’homme n’est doté d’aucun statut privilégié;
la vermine le ronge aussi profondément
que n’importe quel animal,
et sa science est inopérante
contre la mort inéluctable.
L’Intelligence Universelle,
dans sa grande Cohérence,
a imaginé le parasite, le virus et le cancer,
ainsi que leurs rôles
dans l’équilibre des choses.
Quoique nous inventions
pour changer le cours de la Nature,
nous ne serons encore que ses jouets,
que quelques-uns de ses infinis
et microscopiques rouages,
perdus dans l’immensité cosmique
d’une fantastique mécanique,
inconnaissable, inconcevable,
dont on ne peut rien dire,
sans faire preuve de la plus abyssale stupidité,
incapables que nous sommes
de comprendre le Chaos,
de saisir par nos sens limités à dessein,
à la fois l’Un et le Tout,
seulement perceptibles dans l’illumination .
Malgré nos religions, nos idéologies, nos prétentions,
nous ne pouvons nous échapper de ce monde
qui nous semble se foutre du monde.
L’homme prétend aimer la vie mais il refuse
d’admettre la cruauté des lois du vivant.
Un aveuglement programmé
pour la seule survie de ses gènes.
Celui qui a pénétré les mystères de la Gnose,
sait que pour lui, il est déjà trop tard ;
que naître est irréversible,
et que ne pas naître,
est la meilleure destinée possible.
Aucun dogme, aucun système,
aucune science, aucun dieu,
n’est capable de transformer cette galère
en un paradis pour nos rejetons.
Notre enfer est une réalité
que n’importe qui pourrait décrire
dans les moindres détails
s’il avait des siècles devant lui.
Nos monumentales bibliothèques
ne représentent que le résumé succinct
de la misère humaine,
et de la vanité de l’existence.
Le paradis en revanche
n’est qu’un mot vide de sens.
Personne ne peut tenter de le décrire
sans paraître puéril.
Certains y voient un bordel divin
habité de top models soumis.
Quelle dérision !
Des rêveurs naïfs ont imaginé
dans leurs cerveaux de messianistes,
embrumés de vapeurs d’absinthe,
un monde sans exploitation de l'homme par l'homme.
C’est comme inventer une vie
affranchie de ses fonctions organiques.
En voulant réaliser cette utopie,
des sauveurs de l’humanité,
ont généré des calamités
dépassant toutes les tyrannies
de leurs prédécesseurs réunis.
Le monde des hommes ne présente
que des manifestations diaboliques,
en tous lieux et en tous temps.
Si la nature est cruelle,
si elle respire le meurtre,
si elle ne se repaît que de sang,
seul l’homme est capable
de l’immonde et de l’abjecte.
Seul l’homme peut enchaîner son enfant
à un métier à tisser ou le prostituer,
pour soi-disant survivre…
Il vaut mieux mourir de faim
que de mettre au monde l’innocence,
pour l’étouffer dans la souffrance.
Quelle Inexcusable Faute !
La pauvreté, est une circonstance aggravante
et les religions, ces charognards de la misère,
ne sont que les artisans de la mort.
Les humanitaristes ne seront crédibles,
que lorsqu’ils distribueront aux affamés,
autant de préservatifs et de contraceptifs,
que de sacs de riz !
ANNABA
Des benêts gouvernés par des benêts.
Dans « Le Monde » du 2 mai dernier, quatre anciens ministres de l’agriculture de droite et de gauche (Pierre Méhaignerie, Henri Nallet, Michel Rocard et Philippe Vasseur), signent un article sur « … la concurrence débridée responsable de la crise de la faim. »
Bien que le mot ne soit jamais employé, il est clair que pour eux, la cause de nos malheurs et surtout des problèmes des pays les plus pauvres, est la Mondialisation… qu’ils ont eux-mêmes défendu lorsqu’ils étaient ministres. Une Mondialisation qui fait en effet que «les prix des transactions s’établissent sur des coûts de production des produits les plus compétitifs […] à ce prix, aucun paysan producteur de cultures vivrières en développement ne peut résister à la concurrence des céréales importées. Il abandonne la production et part grossir la foule des urbains pauvres ». C’est ce qu’expliquaient déjà les professeurs de sciences économiques dans les facultés, il y a trente ans, avant que de nouveaux enseignants, des journalistes, ignorants, hypnotisés par les lobbies américains et leur fameuse « Economie Monde », en fait l’Economie des Financiers, fassent croire aux benêts que la Mondialisation était inéluctable et qu’elle allait apporter le bonheur sur toute la planète. Les benêts se sont en effet réjouis d’acheter des masses de produits de moins en moins cher. Plus ces produits, fabriqués dans des pays où la main d’œuvre était mal payée, sans syndicat, aux conditions de travail innommables, étaient importés avec des droits de douane quasiment inexistants grâce à l’OMC, plus les délocalisations sévissaient en France, plus le chômage augmentait, plus l’Etat s’endettait, et plus nos ministres étaient contents d’eux. Mais ce n’est pas de leur faute : « Les grandes institutions internationales […] ont contribué au cours des années 1980 et 1990, à rendre impossible dans les pays pauvres [le développement agricole] en les mettant à la merci d’un marché inaccessible et déloyal ». Alors pourquoi ces ministres disaient-ils que ces organismes (OMC, FMI etc.) étaient là justement pour maîtriser d’éventuels effets pervers de la Mondialisation ?
« L’avenir alimentaire de l’humanité […] ne peut pas être laissé aux seuls soins du marché, des surplus du Nord et des bonnes opérations des spéculateurs. Il faut qu’il soit l’affaire des paysans du Sud ». Il est bien temps, messieurs les ministres ; pourtant, c’est exactement ce que disaient dès les années 1970 de nombreux spécialistes comme René Dumont, Hans Jonas, Jacques Ellul, Nicholas Georgescu-Roegen, dont vous vous êtes bien moqués du haut de votre prétentieuse fonction ; c’est également ce que Pierre Rabhi ne cesse de crier dans le désert médiatique où ne souffle que le vent des mensonges, en toute impunité.
« Les grands pays producteurs du Nord pourront à leur tour modifier radicalement leurs politiques agricoles dans le sens exigé par l’opinion publique : plus de qualité et moins de pollution consécutive au grand mouvement d’intensification qui a permis à la fois la libération des marchés et la baisse des prix. »
L’« opinion publique », messieurs les ministres, vous ne l’écoutez que quand ça vous arrange et quand vous la créez vous-mêmes. Ce n’est pas elle, mais les lobbies de la chimie internationale qui ont lancé ce « grand mouvement d’intensification », c’est-à-dire, osez l’écrire : remembrements, suppression des petites exploitations et intensification des cultures avec tant et tant d’engrais chimiques et de pesticides, que la France en est le premier utilisateur européen !
Et vous finissez avec une de ces formules hypocrites dont vous avez le secret, qui ne veut rien dire et qui ne vous lave pas de vos erreurs passées : « La présidence française de l’Union sera une occasion de placer l’Europe au premier rang de cette belle bataille pour l’humanité ». Avec cinquante ans de retard, avec des terres qui ne sont même plus arables, tant elles sont gorgées d’engrais et de pesticides qu’on ne peut plus rien en tirer sans y ajouter encore et encore cette bouillie du Diable dont vous avez été les meilleurs VRP.
Lire le chapitre : Du « principe responsabilité » à la « décroissance », dans mon livre « Bienheureux les enfants de la Mère » aux Editions Les Presses du Midi et sur http://philippe.annaba.free.fr
