Ceux qui nous prennent pour des benêts :
Dans le Figaro du 3 juillet 2008, pour Jean-louis Borloo, « La hausse des prix du pétrole est l’un des signes qui nous prouvent que le monde est entré dans l’ère de la rareté, rareté de cette forme d’énergie, rareté des matières premières, des sols cultivables… » Les sages du « Club de Rome » nous avaient déjà prévenu qu’il fallait changer de mode de vie, il y a 36 ans ! Peu de temps après, Hans Jonas, Nicholas Georgescu-Rogen, Jacques Ellul, et bien d’autres, ont attiré par leurs écrits, l’attention des médias qui ont fait la sourde oreille, sourds qu’ils sont à tout ce qui ne glorifie pas la « Croissance », le remède miracle de tous les partis, parce qu’aucun d’entre eux, d’extrême gauche à l’extrême droite n’ont le courage de dire la vérité à leur électeurs. L’ASPO (association for the study of peak oil), depuis dix ans, a prévu que l’augmentation de la demande allait être plus forte que l’offre. Depuis vingt ans les politiques des gouvernements successifs auraient dû préparer l’après pétrole en incitant ou obligeant les industriels à investir dans les énergies renouvelables. Ils font croire que ce qui arrive est le résultat de la fatalité, ce qui est un mensonge éhonté. Leur irresponsabilité est immense. Malheureusement le politiques ne paient jamais pour les désastres qu’ils causent par leur incompétence ou leur lâcheté. Et certes, leurs électeurs, qui préfèrent toujours le chant des sirènes aux discours justes, ont leur part de responsabilité. Mais c’est l’ensemble de la population qui se retrouve dans des difficulté insurmontables. Quand on pense que des courses de Formule 1 ont encore lieu, que l’on rase en centre ville des propriétés ou de vastes maisons pour édifier encore des clapiers concentrationnaires (les immeubles en construction aujourd’hui ne prévoient même pas d’électricité dans les garages), qu’on continue à construire d’immenses centre commerciaux à l’extérieur des villes, qu’on poursuit le programme autoroutier mais que les pistes cyclables se fabriquent au compte-gouttes, qu’on délocalise chaque jour un peu plus des entreprises qu’il faudra heureusement sous peu rapatrier etc., la liste est sans fin.
Monsieur Borloo nous prend pour des benêts, ce qui est grave, c’est que là, qu’il doit avoir raison.
En conclusion, un extrait de « Bienheureux les enfants de la Mère » :
Selon Aujourd’hui en France du 1er juin 2005, « En 2004 l’Allemagne a construit des installations photovoltaïques (énergie solaire) pouvant produire 600 mégawatts, et la France 4 mégawatts ».
Jusqu’à une date récente, EDF s’évertuait à mettre des bâtons dans les roues de ceux qui voulaient s’équiper de panneaux solaires. Cela n’empêche pas la société nationale, de se payer de grandes pages de publicité dans les journaux pour affirmer son combat pour les énergies propres (le nucléaire sans doute). C’est comme les grands groupes pétroliers, qui, après des décennies de lobbying pour restreindre le développement des énergies renouvelables, y consacrent aujourd’hui, une grande partie de leurs budgets de recherche, non par souci de moins polluer, mais pour être présent sur les marchés au moment de la fin du pétrole. Leur volonté est surtout de vivre du pétrole, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus une goutte. C’est ce qu’ils appellent le développement durable, c’est à dire le maximum de profit à court terme, donc à courte vue. La preuve en est manifeste : bien que tout le monde sache que les ressources en pétrole vont se réduire ( la polémique ne se situe que sur la date, dans dix, vingt ou trente ans), pour les compagnies pétrolières, il faut vendre et vendre toujours plus. Le prix est toujours celui du marché (hors des taxes de chaque pays acheteur), alors qu’il aurait fallu l’augmenter fortement et continuellement afin de préserver le stock. Les producteurs auraient vendu moins, toujours avec les mêmes entrées de dollars, et cela aurait permis aux populations de s’habituer à la pénurie et de créer une demande pour des énergies moins polluantes. En effet, bien que l’opinion publique croie que l’essence augmente sans cesse, rapporté au pouvoir d’achat des automobilistes, son prix a été réduit de moitié entre 1970 et 2005. En revanche durant la même période, le prix en euros constants des transports en commun a grimpé de près de 55% (Fédération nationale des usagers des transports du 11 mai 2007).
« L’Agence internationale de l’Énergie (AIE) s’inquiète toujours d’une offre insuffisante pour les mois à venir et d’une envolée des cours, en particulier pour l’essence. » Nice-Matin du 12 mai 2007.
L’État français a montré jusqu’à maintenant une grande frilosité dans les incitations aux énergies renouvelable, cherchant surtout, comme à son habitude, à ne mécontenter personne et en particulier le lobby du nucléaire. C’est d’autant plus préjudiciable, que maintenant qu’il est urgent d’augmenter notablement les incitations fiscales, l’État est bien trop endetté pour pouvoir les financer.
Voici un deuxième texte de « Proférations gnostiques »,
poésies libres à lire et à écouter sur http://philippe.annaba.free .fr
La fraternité n'est qu'un leurre.
Les autres ne sont pas mes frères.
Ils ont tendu leurs pièges
et attendent leurs proies.
Au mieux, la fraternité ne joue
qu’au sein de la famille, du clan,
de la communauté religieuse,
du syndicat, du parti, de la loge.
Autant de sectes…
Et toujours au détriment des isolés,
des « sans dieu ni maître »,
qui peuvent bien crever la bouche ouverte.
À l’instar des victimes de Mère Teresa,
cette pseudo-sainte qui refusait « son » aide
aux femmes indiennes, coupables
du « péché » de contraception.
Le désir de reconnaissance sociale
est la névrose de ceux qui se fuient eux-mêmes.
La fraternité est un mot creux, vide de sens,
une gageure dans nos mégalopoles où ne règnent
qu’indifférence, ignorance et violence.
Un mot trompeur, pour ne faire de l’homme
qu’un rouage, qu’un esclave social,
accro du labeur et de la consommation.
Un mensonge pour lui cacher son essence,
qui ne se révèle que dans la pleine conscience
de son être, de sa nature profonde
et de la totale responsabilité de ses actes.
ANNABA, Éditions Les Presses du Midi.
Les benêts criminels :
Dans le Figaro du 3 juillet 2008, un très intéressant article de François Hauter sur Ingrid Betancourt, libérée des griffes des narcotrafiquants, « une bourgeoise rebelle tombée dans une arène de fauve, l’illustration d’une croisade illusoire du bien contre le mal dans un univers préhistorique où seuls l’instinct, la cruauté et la chance comptent ». Un article sans concession. Mais parmi les milliers de phrases écrites ou dites sur cette affaire, pas un mot sur les véritables coupables de par le monde et particulièrement en France, humanitaristes du Show-biz, de la finance ou de la politique, toujours prêts à larmoyer sur les malheurs des uns et des autres et qui sont pourtant bien des criminels benêts et hypocrites. Il s’agit de tous les consommateurs d’héroïne ou de cocaïne, des gens bien respectables, héros dérisoires mais très argentés des magazines « people », adulés par le public des endoctrinés et autres télémédusés. Pour croire qu’il s’agit là d’un fantasme, il faut être un vrai benêt de chez Benêt.
Antonio Maria Costa, le directeur exécutif du Bureau des Nations Unies au Contrôle des drogues et à la prévention du crime, s’est indigné, lors de la Conférence sur la cocaïne à Madrid en novembre 2007, « de ses effets néfastes dans les pays sous-développés, pour lesquels les "people" n’hésitent cependant jamais à s’engager ». Ingrid Betancourt est donc victime aussi de ses frères de classe, parce que pour s’offrir de la « Coke », il faut en avoir les moyens. Et si tous ses bons amis qui ont fait beaucoup de bruit dans les médias, avaient mis l’accent sur le boycott de leur drogue favorite, cela aurait également contribué à l’affaiblissement des Farc. Les drogues représentent l’un des plus grands fléaux de notre temps, son argent finance la plupart des guerres dans le monde et blanchi, il participe à la prédation économique et à la spoliation des nations riches ou pauvres. Les plus grands responsables sont donc les consommateurs et il est étonnant qu’ils soient si peu condamnés, alors que sans consommateurs, cette super-mafia mondiale serait loin d’avoir cette puissance (lire Le Monde des mafias de Jean-François Gayraud).
Annaba (http://philippe.annaba.free.fr)
Le 12 juin a été décrété « Journée mondiale contre le travail des enfants ».
L’Organisation Internationale du Travail estime que 218 millions d’enfants de 5 à 17 ans travaillent dans le monde dont 126 millions sont soumis à des travaux dangereux.
Cette « Journée » est encore une hypocrite médiatisation d’un fléau dont les pays riches sont les seuls responsables. C’est nous qui achetons toutes ces marchandises le plus souvent inutiles, des gadgets, pas chers, importés de pays pauvres où des enfants et des adultes sont exploité par des sous-traitants de multinationales qui amassent ainsi des fortunes et transforment l’économie mondiale en une énorme bulle financière, tout en déstructurant toutes les économies nationales. Plutôt que de dépenser toute cette énergie dans cette parodique « Journée de lutte contre le travail des enfants », pourquoi les noms des produits ainsi fabriqués, ne sont ils pas divulgués afin d’être boycottés ?
Mais qu’est-ce que les benêts feraient sans leurs gadgets ?
http://philippe.annaba.free.frDes clapiers pour des benêts.
À Toulon (place du champs de Mars) comme ailleurs, on adapte la nature à l’homme et à sa prolifération démente. C’est ce qu’ils appellent le « Développement durable », une sacrée fumisterie. Pour loger de plus en plus de benêts, on rase les dernières villas, les dernières maisons entourées de jardins, pour y édifier d’immenses clapiers, ce qui remplit bien sûr, les poches des promoteurs et les finances des communes (multiplication sur un même espace des impôts fonciers et locaux par 50). La France est le pays d’Europe où les grandes villes comptent le moins d’espaces verts, mais on continue cette urbanisation absurde. Comment respirerons les enfants des benêts ? Comment se nourriront-ils alors qu’il n’y a plus de jardins, et que les légumes de l’Andalousie vont coûter de plus en plus cher avec le pétrole qui monte ? Alors que la mondialisation est en train de bidonviliser leur pays, les benêts se soucient plus du sort des sans-papiers que de celui de leurs enfants. Les benêts ne savent que pleurnicher, mais c’est sans vaseline et sans leur demander leur avis, qu’on leur a imposer les délocalisations, puis l’Europe à 27, maintenant les OGM ; mais ils sont dans la rue pour défendre leurs cours de théâtre et les 59 langues enseignées dans les lycées : « Touche pas à mes langues », mais ils sortent tous des facs nuls en Anglais, alors ils pleurnichent parce qu’ils ne trouvent pas de travail ! Qu’est-ce que les benêts me feraient rigoler si je n’étais pas français !
Annaba, des tonnes de « Proférations » sur http://philippe.annaba.free.fr

