
" Que nos sportifs aillent s'y mesurer au reste du monde est traditionnel, mais que l'on donne des parts de marché à des médias soutenant des entreprises qui financent les jeux d'un pays qui semble ignorer les droits de l'homme n'est vraiment pas la meilleure idée. Notre ligne est simple, pourquoi opter pour le boycott par d'autres et demander aux sportifs de faire de la politique, pourquoi créer un incident diplomatique et voir nos dirigeants bouder ces jeux, pourquoi déléguer notre mécontentement, exprimons-le directement en ne regardant pas ces jeux simplement. Ceci n'empêchera personne de courir, sauter, lancer ou jouer à la balle, mais aura le mérite de démontrer qu'une simple action individuelle est encore possible, consommer de manière citoyenne est encore un des derniers moyens de contester… D'ailleurs la Chine et quelques autres pays en voie de développement comme l'Inde devenant les usines du Monde, se développent au détriment des droits de l'homme ou du travail. Pourquoi ne taxe-ton pas ces produits afin de compenser… Pourquoi cherche-t-on à être compétitifs en supprimant nos acquis sociaux pour s'aligner sur des nations qui exploitent les humains plus qu'ils ne les gouvernent.
Annaba
Voici le 5è texte extrait de « Proférations gnostiques »
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Loin des clichés des bandes dessinées
et de la "guerre du feu",
où l’on voit les hommes
tirer les femmes par les cheveux
avant de les violer ;
il y a vingt mille ans et sans doute plus,
les hommes montraient au contraire,
une grande vénération pour les femmes.
Auréolées du mystère de l’enfantement,
seules, elles possédaient la connaissance
des plantes guérissantes et apaisantes.
Des femmes respectées pour leur capacité
à endurer la rudesse de l’existence,
tout en assumant l’élevage de leurs petits.
Si les mâles devaient souvent
faire preuve de grand courage,
l’héroïsme au quotidien,
était le lot de leurs compagnes.
Les femmes ne se sont jamais
emparées du pouvoir par la force,
comme les hommes, instaurant plus tard le patriarcat,
dans le seul but de satisfaire leurs fantasmes,
leur volonté de puissance,
leurs instincts de domination et de fornication.
Les femmes n’ont pas inventé la propriété privée,
ni la guerre pour s’accaparer les biens de la collectivité…
Les premières sociétés étaient dit-on redistributives,
et en ces temps lointains,
sans aucun doute,
le pouvoir était partagé équitablement
entre les hommes et les femmes.
Contestons l’assurance
de nos prétendus professeurs,
infatués de la supériorité de leur masculinité,
inconscients qu’ils sont même,
de leur asservissement
aux faux dieux de la Bible et de la mythologie.
Répétons inlassablement
que le grand équilibre
entre l’Homme et la Nature
fut rompu il y a dix mille ans,
avec l’avènement des guerriers mâles,
qui pour justifier leurs exactions,
ont inventé des dieux à leur image,
aussi cyniques et stupides qu’eux,
de Marduk à Yahvé.
Avec la démonisation des Grandes Mères,
avec l’asservissement de la femme,
et la filiation paternelle,
ce fut le commencement
d’une nouvelle histoire,
écrite en lettres de sang,
un enchaînement infernal
de violence et de misères.
Les valeurs féminines
de respect et de sacralisation
de la nature et de la vie,
ont été renversées, piétinées.
Les gardes-fous édifiés avec sagesse
pendant des millénaires ont été brisés.
Les mâles ont imposé partout l’obscurantisme,
avant de découvrir dans la science,
une nouvelle idéologie du Salut,
et un très efficace instrument de domination.
Comme l’énonçait François Rabelais :
« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».
Au sein de l’harmonie de la nature,
l’homme n’était pas destiné
à devenir ce démiurge,
incapable de maîtriser des forces qui le dépassent
et qu’il n’aurait jamais dû découvrir.
Aucun Messie ne viendra
racheter un tel péché originel :
le meurtre de l’Esprit de la Mère,
l’abolition du « Principe féminin »,
l’effacement du Yin
et la toute-puissance donnée au Yang,
pour asservir depuis des millénaires
toutes les mères de la Terre,
les seules, qui, de façon innée
savaient pourtant comment gérer
les petites communautés humaines,
hors de la démesure et de la prétention,
dans la vénération des sources, des rivières,
des plantes et des arbres.
En un mot, dans le respect de la vie.
Après ces millénaires de culture de mort,
d’esclavage, de sadisme, de violence,
et de démographie galopante,
les femmes sont-elles capables
de retrouver en elles, leur essence bafouée ?
Rien n’est moins sûr.
Acceptons au moins
de reconnaître enfin la principale cause
de notre fin annoncée ;
ou alors, crevons comme nous avons vécu,
c’est-à-dire dans l’inconscience,
dans l’arrogance et dans la prédation absolue,
comme les dinosaures,
puisque nous ne valons pas mieux.

Ingrid Betancourt et le Show-biz (bis) :

Voici un 4é extrait de "Proférations gnostiques". En lire ou en écouter d'autres, sur le site
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Quelle absurde destinée
que celle du chasseur ou de l’éleveur ;
obligés pour survivre,
de massacrer d’autres êtres vivants.
Et nous sommes maintenant
bien trop nombreux
pour vivre de cueillette.
Quant à travailler la terre, si basse,
quelle servitude, pour finalement, engraisser
des marchands âpres au gain,
ou des propriétaires d’immenses domaines
acquis le plus souvent
de façon bien peu avouable.
En effet, si l’homme était véritablement sapiens,
la terre, comme l’eau et l’air,
ne devrait-elle pas appartenir à tous ?
Ces arrogantes édifications,
toutes ces accumulations de laideurs,
toutes ces prétendues œuvres
dont l’homme est si fier,
sont pourtant aussi dérisoires que périssables.
Alors qu’il n’y a rien de plus beau
que le vol d’un goéland au-dessus des eaux.
Nous sommes persuadés
que sa petite tête d’oiseau ne pense à rien,
alors qu’il est mieux que nous,
capable de comprendre le Tout.
Qu’avons-nous de plus que lui ?
Des désirs, des envies, des jalousies
des ambitions démesurées
qui encombrent notre mental,
et n’engendrent que conflits.
Sans parler de cette cul-cul culture du nul,
de cet Art-Bluff qui s’étale avec tant de prétention,
de cette philosophie messianiste qui tourne en rond,
et de cet humanisme, cette enflure de l’ego social,
qui veut nous faire croire, encore et encore,
que nous faisons deux avec la Nature,
qui n’aurait été créée que pour nous, les hommes !
Tout cela révèle notre ridicule prétention,
et notre incommensurable orgueil.
Que savons-nous de certain,
à part que nous allons mourir ?
Pourquoi cet oiseau ne serait-il pas mon frère,
bien plus que tous ces arrogants humains,
que leur trop-plein de neurones,
a rendu toujours plus prédateurs,
envahisseurs, dominateurs et destructeurs ?
Aucun goéland n’a jamais enfreint les lois de la nature,
alors que l’homme n’a jamais rien su faire d’autre,
jusqu’à s’autodétruire.
Pourquoi l’homme qualifie-t-il de " bête",
ce qui lui parait stupide ;
alors que chacune des pages de son Histoire
ne révèle que l’ irrationalité de ses actes ?
Et c’est bien plutôt « hommerie »
le véritable synonyme de connerie.
ANNABA
3è texte extrait de « Proférations gnostiques ».
Écouter celui-ci et les autres sur http //:philippe.annaba.free.fr
rubriques « Proférations »
Dieu a raté le monde,
puisque les êtres ne peuvent y vivre
qu’en s’entredévorant.
La Terre n’est que le théâtre de la cruauté,
partout et à tout instant.
C’est pourquoi, après mûres réflexions,
Dieu a créé l’homme,
un super-prédateur,
pour détruire la nature.
Pour exterminer chaque espèce
l’une après l’autre.
Et en même temps,
s’anéantir lui-même…
Mais Dieu bien sûr, n’existe pas.
Tous les gens sensés vous le diront.
Et pourtant, personne ne peut nier
l’omniprésence du Diable.
Il est partout, jadis, aujourd’hui,
ici, là-bas et en chacun de nous.
Son véritable nom est Mammon,
le Veau d’or,
que malgré les colères de Yahvé,
l’homme ne cesse d’adorer,
et qui étend sa domination cynique et criminelle
sur le monde exsangue.
Depuis des millénaires,
chacun sait qu’il corrompt
tout ce qu’il touche…
Il infiltre les meilleures âmes,
ramollit l’esprit des sages,
pourrit l’être dès le jeune âge,
contamine les peuples les plus éloignés,
pervertit les plus purs,
pousse au crime les plus faibles.
Son art est de se rendre indispensable
afin que l’homme ne sache plus rien faire
que dépenser et dépenser encore…
Satan n’a pas tenté Ève avec une pomme,
mais Adam, avec un bon paquet de dollars,
afin de l’attacher à la glèbe,
afin qu’il ne s’élève jusqu’aux dieux
et n’atteigne peut-être, l’immortalité.
À moins qu’après lui avoir donné le feu,
Prométhée, par pur sadisme,
n’ait donné la fièvre de l’or,
à un mâle impuissant,
afin qu’il nique ses voisins et embrase le monde…
Dans un dernier hurlement avant le Silence,
maudissons ceux qui depuis des siècles et des siècles
s’acharnent à nous endoctriner,
en nous cachant l’exécrabilité
de l’humanité !

