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Pseudo: AnnabaCatégorie: ActualitéFais tourner ce blog!
Mercredi 23 Juillet 2008

 

 

Ingrid Betancourt et le Show-biz (bis) :

 

Ingrid Betancourt est tombée dans le piège du Show-biz. Il y avait beaucoup de benêts au concert du Trocadéro le 20 juillet 2008. « Un concert de soutien aux trois mille otages encore détenus par les Farc ». Les vedettes du Show-biz français n’intéressent les Farc qu’en tant qu’ils sont de bon clients de la coke. Et répétons le, le boycott de la cocaïne par tous ces clients friqués serait plus efficace que ces gesticulations dont se foutent pas mal tous les criminels, des petits faux guérilleros mais vrais truands, aux gros bonnets en passant d’ailleurs par les parmilitaires colombiens. La cocaïne est une institution, une multinationale du crime et toutes les manifestations de bien-pensants hypocrites n’y changeront rien tant qu’il y aura des clients. Rappelons une fois de plus l’indignation d’Antonio Maria Costa, le directeur exécutif du Bureau des Nations Unies au Contrôle des drogues et à la prévention du crime, lors de la Conférence sur la cocaïne à Madrid en novembre 2007, devant les effets néfastes de la culture de la cocaïne dans les pays sous-développés, pour lesquels les "people" n’hésitent jamais à s’engager alors qu’ils sont les plus gros consommateurs de coke et d’héroïne. Mais les médias français, avec une grande indécence, adorent récupérer l’émotion d’où qu’elle vienne, en faire son faire-valoir, son beurre. Elle sait cacher les véritables enjeux par ses mascarades. Que toutes les vedettes de la planète mette leur célébrité au service d’une grande campagne internationale contre la consommation des drogues, c’est ça qui serait efficace et qui permettrait aux paysans colombiens, afghans ou d’ailleurs, de réutiliser leurs terres pour des cultures vivrières à vendre sur les marchés locaux, plutôt que d’être les esclaves des « guérilleros », des « paramilitaires », des « talibans » et bien d’autres au Maroc et ailleurs.
publié par Annaba publié dans : annaba
Mercredi 16 Juillet 2008

Voici un 4é extrait de "Proférations gnostiques". En lire ou en écouter d'autres, sur le site

http://philippe.annaba.free.fr

Quelle absurde destinée

 

que celle du chasseur ou de l’éleveur ;

 

obligés pour survivre,

 

de massacrer d’autres êtres vivants.

 

Et nous sommes maintenant

 

bien trop nombreux

 

pour vivre de cueillette. 

 

Quant à travailler la terre, si basse,

 

quelle servitude, pour finalement, engraisser

 

des marchands âpres au gain,

 

ou des propriétaires d’immenses domaines

 

acquis le plus souvent

 

de façon bien peu avouable.

 

En effet, si l’homme était véritablement sapiens,

 

la terre, comme l’eau et l’air,

 

ne devrait-elle pas appartenir à tous ?

 

Ces arrogantes édifications,

 

toutes ces accumulations de laideurs,

 

          toutes ces prétendues œuvres

 

dont l’homme est si fier,

 

sont pourtant aussi dérisoires que périssables.

 

         Alors qu’il n’y a rien de plus beau

 

         que le vol d’un goéland au-dessus des eaux.

 

          Nous sommes persuadés

 

          que sa petite tête d’oiseau ne pense à rien,

 

          alors qu’il est mieux que nous,

 

capable de comprendre le Tout.

 

Qu’avons-nous de plus que lui ?

 

Des désirs, des envies, des jalousies

 

des ambitions démesurées

 

qui encombrent notre mental,

 

et n’engendrent que conflits.

 

Sans parler de cette cul-cul culture du nul,

 

de cet Art-Bluff qui  s’étale avec tant de prétention,

 

de cette philosophie messianiste qui tourne en rond,

 

et de cet humanisme, cette enflure de l’ego social,

 

qui veut nous faire croire, encore et encore,

 

que nous faisons deux avec la Nature,

 

qui n’aurait été créée que pour nous, les hommes !

 

Tout cela révèle notre ridicule prétention,

 

et notre incommensurable orgueil.

 

Que savons-nous de certain,

 

à part que nous allons mourir ?

 

Pourquoi cet oiseau ne serait-il pas mon frère,

 

bien plus que tous ces arrogants humains,

 

que leur trop-plein de neurones,

 

          a rendu toujours  plus  prédateurs,

 

envahisseurs, dominateurs et destructeurs ?

 

Aucun goéland n’a jamais enfreint les lois de la nature,

 

alors que l’homme n’a jamais rien su faire d’autre,

 

jusqu’à s’autodétruire.

 

Pourquoi l’homme qualifie-t-il de " bête",

 

ce qui lui parait stupide ;

 

alors que chacune des pages de son Histoire

 

ne révèle que l’ irrationalité de ses actes ?

 

Et c’est bien plutôt « hommerie »

 

le  véritable synonyme de connerie.

                   ANNABA

 

 

publié par Annaba publié dans : annaba
Vendredi 11 Juillet 2008

3è texte extrait de « Proférations gnostiques ».

 

Écouter celui-ci et les autres sur  http //:philippe.annaba.free.fr

 

rubriques « Proférations »

 

 

 

Dieu a raté le monde,

 

puisque les êtres ne peuvent y vivre

 

qu’en s’entredévorant.

 

La Terre n’est que le théâtre de la cruauté,

 

partout et à tout instant.

 

C’est pourquoi, après mûres réflexions,

 

Dieu a créé l’homme,

 

un super-prédateur,

 

pour détruire la nature.

 

Pour exterminer chaque espèce

 

l’une après l’autre.

 

Et en même temps,

 

s’anéantir lui-même…

 

Mais Dieu bien sûr, n’existe pas.

 

Tous les gens sensés vous le diront.

 

Et pourtant, personne ne peut nier

 

l’omniprésence du Diable.

 

Il est partout, jadis, aujourd’hui,

 

ici, là-bas et en chacun de nous.

 

          Son véritable nom est Mammon,

 

le Veau d’or,

 

que malgré les colères de Yahvé,

 

l’homme ne cesse d’adorer,         

 

et qui étend sa domination cynique et criminelle

 

sur le monde exsangue.

 

Depuis des millénaires,

 

chacun sait qu’il corrompt

 

tout ce qu’il touche…

 

Il infiltre les meilleures âmes,

 

ramollit l’esprit des sages,

 

pourrit l’être dès le jeune âge,

 

contamine les peuples les plus éloignés,

 

pervertit les plus purs,

 

pousse au crime les plus faibles.

 

Son art est de se rendre indispensable

 

afin que l’homme ne sache plus rien faire

 

que dépenser et dépenser encore…

 

Satan n’a pas tenté  Ève avec une pomme,

 

mais Adam, avec un bon paquet de dollars,

 

afin de l’attacher à la glèbe,

 

afin qu’il ne s’élève jusqu’aux dieux

 

et n’atteigne peut-être, l’immortalité.

 

À moins qu’après lui avoir donné le feu,

 

         Prométhée, par pur sadisme,

 

         n’ait donné la fièvre de l’or,

 

         à un mâle impuissant,

 

         afin qu’il nique ses voisins et embrase le monde…

 

         Dans un dernier hurlement avant le Silence,

 

         maudissons ceux qui depuis des siècles et des siècles

 

         s’acharnent à nous endoctriner,

 

         en nous cachant l’exécrabilité

 

   de l’humanité !

 

                  ANNABA
publié par Annaba publié dans : annaba
Mercredi 09 Juillet 2008

Ceux qui nous prennent pour des benêts :

 

Dans le Figaro du 3 juillet 2008, pour Jean-louis Borloo, « La hausse des prix du pétrole est l’un des signes qui nous prouvent que le monde est entré dans l’ère de la rareté, rareté de cette forme d’énergie, rareté des matières premières, des sols cultivables… » Les sages du « Club de Rome » nous avaient déjà prévenu qu’il fallait changer de mode de vie, il y a 36 ans ! Peu de temps après, Hans Jonas, Nicholas Georgescu-Rogen, Jacques Ellul, et bien d’autres, ont attiré par leurs écrits, l’attention des médias qui ont fait la sourde oreille, sourds qu’ils sont à tout ce qui ne glorifie pas la « Croissance », le remède miracle de tous les partis, parce qu’aucun d’entre eux, d’extrême gauche à l’extrême droite n’ont le courage de dire la vérité à leur électeurs. L’ASPO (association for the study of peak oil), depuis dix ans, a prévu que l’augmentation de la demande allait être plus forte que l’offre. Depuis vingt ans les politiques des gouvernements successifs auraient dû préparer l’après pétrole en incitant ou obligeant les industriels à investir dans les énergies renouvelables. Ils font croire que ce qui arrive est le résultat de la fatalité, ce qui est un mensonge éhonté. Leur irresponsabilité est immense. Malheureusement le politiques ne paient jamais pour les désastres qu’ils causent par leur incompétence ou leur lâcheté. Et certes, leurs électeurs, qui préfèrent toujours le chant des sirènes aux discours justes, ont leur part de responsabilité. Mais c’est l’ensemble de la population qui se retrouve dans des difficulté insurmontables. Quand on pense que des courses de Formule 1 ont encore lieu, que l’on rase en centre ville des propriétés ou de vastes maisons pour édifier encore des clapiers concentrationnaires (les immeubles en construction aujourd’hui ne prévoient même pas d’électricité dans les garages), qu’on continue à construire d’immenses centre commerciaux à l’extérieur des villes, qu’on poursuit le programme autoroutier mais que les pistes cyclables se fabriquent au compte-gouttes, qu’on délocalise chaque jour un peu plus des entreprises qu’il faudra heureusement sous peu rapatrier etc., la liste est sans fin.

Monsieur Borloo nous prend pour des benêts, ce qui est grave, c’est que là, qu’il doit avoir raison.

En conclusion, un extrait de « Bienheureux les enfants de la Mère » :

Selon Aujourd’hui en France du 1er juin 2005, « En 2004 l’Allemagne a construit des installations photovoltaïques (énergie solaire) pouvant produire 600 mégawatts, et la France 4 mégawatts ».

Jusqu’à une date récente, EDF s’évertuait à mettre des bâtons dans les roues de ceux qui voulaient s’équiper de panneaux solaires. Cela n’empêche pas la société nationale, de se payer de grandes pages de publicité dans les journaux pour affirmer son combat pour les énergies propres (le nucléaire sans doute). C’est comme les grands groupes pétroliers, qui, après des décennies de lobbying pour restreindre le développement des énergies renouvelables, y consacrent aujourd’hui, une grande partie de leurs budgets de recherche, non par souci de moins polluer, mais pour être présent sur les marchés au moment de la fin du pétrole. Leur volonté est surtout de vivre du pétrole, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus une goutte. C’est ce qu’ils appellent le développement durable, c’est à dire le maximum de profit à court terme, donc à courte vue. La preuve en est manifeste : bien que tout le monde sache que les ressources en pétrole vont se réduire ( la polémique ne se situe que sur la date, dans dix, vingt ou trente ans), pour les compagnies pétrolières, il faut vendre et vendre toujours plus. Le prix est toujours celui du marché (hors des taxes de chaque pays acheteur), alors qu’il aurait fallu l’augmenter fortement et  continuellement afin de préserver le stock. Les producteurs auraient vendu moins, toujours avec les mêmes entrées de dollars, et cela aurait permis aux populations de s’habituer à la pénurie et de créer une demande pour des énergies moins polluantes. En effet, bien que l’opinion publique croie que l’essence augmente sans cesse, rapporté au pouvoir d’achat des automobilistes, son prix a été réduit de moitié entre 1970 et 2005. En revanche durant la même période, le prix en euros constants  des transports en commun a grimpé de près de 55% (Fédération nationale des usagers des transports du 11 mai 2007).

« L’Agence internationale de l’Énergie (AIE) s’inquiète toujours d’une offre insuffisante pour les mois à venir et d’une envolée des cours, en particulier pour l’essence. » Nice-Matin du 12 mai 2007.

    L’État français a montré jusqu’à maintenant une grande frilosité dans les incitations aux énergies renouvelable, cherchant surtout, comme à son habitude, à ne mécontenter personne et en particulier le lobby du nucléaire. C’est d’autant plus préjudiciable, que maintenant qu’il est urgent d’augmenter notablement les incitations fiscales, l’État est bien trop endetté pour pouvoir les financer.
publié par Annaba publié dans : annaba
Mercredi 09 Juillet 2008

Voici un deuxième texte de « Proférations gnostiques »,

 

poésies libres à lire et à écouter sur http://philippe.annaba.free .fr

 

 

 

La fraternité n'est qu'un leurre.

 

Les autres ne sont pas mes frères.

 

Ils ont tendu leurs pièges

 

et attendent leurs proies.

 

Au mieux, la fraternité ne joue

 

qu’au sein de la famille, du clan,

 

de la communauté religieuse,

 

du syndicat, du parti, de la loge.

 

Autant de sectes…

 

Et toujours au détriment des isolés,

 

des « sans dieu ni maître »,

 

qui peuvent bien crever la bouche ouverte.

 

À l’instar des victimes de Mère Teresa,

 

cette pseudo-sainte qui refusait « son » aide

 

aux femmes indiennes, coupables

 

du « péché » de contraception.

 

Le désir de reconnaissance sociale

 

est la névrose de ceux qui se fuient eux-mêmes.

 

La fraternité est un mot creux, vide de sens,

 

une gageure dans nos mégalopoles où ne règnent

 

qu’indifférence, ignorance et violence. 

 

Un mot trompeur, pour ne faire de l’homme

 

qu’un rouage, qu’un esclave social,

 

accro du labeur et de la consommation.

 

Un mensonge pour lui cacher son essence,

 

qui ne se révèle que dans la pleine conscience

 

de son être, de sa nature profonde

 

              et de la totale responsabilité de ses actes.

 

 

 

                     ANNABA, Éditions Les Presses du Midi.

publié par Annaba publié dans : annaba
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